Coins de pêche

Vous êtes ici : Accueil > Coins de pêche > Les rivières (réseau hydrographique) > Bassin du Rhône

Bassin du Rhône

Le bassin du Rhône

Le Rhône est un fleuve, qui délimite, par chez nous, les contours du département de l’Ain sur environ 165 km de linéaire. Comme la Saône, c’est un cours d’eau fortement modifié, mais cette fois pour permettre en particulier la production d’hydroélectricité. C’est ainsi qu’un nombre important de barrages hydroélectriques sont implantées sur le cours d’eau même : on retrouve d’amont en aval les barrages de Chancy-Pougny, de Génissiat, de Seyssel, de Lavours et de Sevière, de Brégnier-Cordon, de Sault-Brenaz, et de Villebois. Le Haut-Rhône présente ainsi un cours très diversifié entre le lit historique par endroit (ou vieu-Rhône, du côté de Chautagne par exemple), les canaux d’amenée, les contre-canaux récupérant les eaux de dérivation, les lônes et l’on peut ainsi pêcher une multitude d’espèces de poissons, pour peu que la technique soit adaptée : salmonidés, carnassiers, poissons blancs, anguilles, lotes ou silure, tout y est !. Le fleuve dispose d’eau toute l’année, et même autant en hiver qu’en été où il est alimenté par la fonte des glaciers de Suisse.

Bassin Rhône Le Rhône fait partie, au même titre que la Saône, du domaine public, ainsi qu’une partie de certains affluents, à la proximité des confluences (Furans, Séran). A propos des affluents, ils sont relativement nombreux depuis le Pays de Gex jusqu’à l’entrée du fleuve dans le département du Rhône.

On retrouve ainsi pour les principaux :

  • La Versoix, qui conflue en Suisse dans le lac Léman
  • L’Allondon, qui conflue directement avec le Rhône en Suisse, vers Russin
  • L’Annaz, qui conflue avec le Rhône à Pougny Ces trois bassin sont situés dans le Pays de Gex.

La Valserine, confluant à Bellegarde

Plus au sud, dans le bas Bugey :

  • Le Séran qui conflue avec le Rhône à Rochefort
  • Le Furans, confluant au sud de Belley
  • Le Gland, qui conflue à proximité de Glandieu
  • La Brivaz, la Pernaz et le Rhéby, petits affluents principalement peuplés de truites

La rivière d’Ain, affluent majeur (dont le bassin est présenté séparément)

Le Cotey et la Sereine, du côté de Montluel, seuls affluents classés en 2ème catégorie mais qui recèlent quand même quelques truites également.

Haut de page

Le bassin de la Valserine et les cours d’eau du Pays de Gex

Carte du bassin de la Valserine

Carte du bassin de la Valserine

Haut de page

Le bassin de la Valserine : idéal pour les amateurs de la pêche à la truite

La Valserine est un magnifique cours d’eau à truite qui prend sa source en amont de Mijoux, à 1270 m d’altitude. La vallée est globalement très encaissée, hormis sur le plateau, ce qui confère à la rivière un aspect de torrent dont la largeur dépasse les 10 m dès Chézery-Forens.
Du fait de cet encaissement, les accès sont limités, ce qui préserve en quelques sortes le cours d’eau, et les affluents sont peu nombreux. En amont de la confluence avec la Semine, il est simplement possible de noter le ruisseau de Forens, la Volferine et le ruisseau de Montanges.
Au cours de son parcours, la Valserine, d’une longueur totale de 36 km environ (dont 30 en amont de la confluence avec la Semine) traverse successivement les communes de Mijoux, Lélex, Chézery-Forens, Champfromier, Châtillon-en-Michaille et Bellegarde-sur-Valserine.

La Semine, affluent principal de 21 km de long environ, reçoit les apports du Combet et du Tacon. Elle vient grossir notablement la taille de la Valserine, et de ce fait son débit, à l’amont de Châtillon.
La Semine prend sa source à La Pesse, à plus de 1200 m d’altitude également. Elle traverse successivement les petites communes de Belleydoux, Echallon et St Germain de Joux ou elle reçoit l’apport du Combet, puis légèrement plus à l’aval du Tacon, avant de rejoindre elle même sa grande soeur, la Valserine.

L’ensemble des cours d’eau de ce bassin sont principalement peuplés de truites fario de toutes tailles, la température de l’eau restant très fraîche tout au long de l’année. De très belles pêches sont ainsi possible au fil de la saison.

Les AAPPMA ne sont pas réciprocitaires. Il en existe 5 : Mijoux, Chézery et Bellegarde sur la Valserine, Belleydoux et St Germain de Joux sur la Semine. Il est donc nécessaire de prendre la carte de pêche de l’AAPPMA locale pour pouvoir pêcher sur un secteur en particulier. Toutefois, les AAPPMA ont formé le groupement « Valsemine » : une carte de pêche locale + le supplément « Valsemine » permet de pêcher sur l’ensemble des parcours des 5 associations.

Le site du groupement Valsemine :
www.cc-pays-de-gex.fr/assoc/valsem/

Haut de page

Les rivières du Pays de Gex, aux portes de la Suisse

La Versoix est un beau cours d’eau à truites qui prend sa source en amont de Divonne les Bains, à un plus de 600 m d’altitude.

Le cours d’eau, s’apparentant à un petit torrent sur sa partie la plus amont, se calme au fil de son cours pour devenir un cours d’eau à méandres à proximité du lac de Divonne, avant de délimiter ensuite la frontière franco-suisse.

Il est principalement peuplé de truites fario et ses espèces d’accompagnement, tout comme son affluent principal, l’Oudar, qui descend de la commune de Gex.

L’Allondon est un cours d’eau voisin de plus ample importance dans l’Ain, où il atteint jusqu’à 12 à 15 m de large.

Sa qualité générale est plus dégradée mais certains de ses affluents présentent des atouts certains pour la pêche de la truite, voir de l’ombre commun.

Le Grand Journans, le Lion, la Varfeuille et l’Allemogne sont les affluents majeurs, mais le pays de gex est surtout caractérisé par une multitude de petits ruisseaux ou « Nants » dont chacun renferme ses propres secrets.

Enfin, le bassin de l’Annaz, de taille plus modeste, renferme également quelques belles surprises pour la pêche de la truite. Sa largeur ne dépasse pas 5 à 6 mètres, le bassin est relativement bien protégé dans son fond de vallée.

Haut de page

AAPPMA concernées

Seule l’AAPPMA de Divonne n’est pas réciprocitaire sur ce secteur. L’AAPPMA de Divonne gère en particulier la Versoix et le lac de Divonne. Les autres AAPPMA (Gex, Thoiry, Péron-Farges) accordent quant à elle la réciprocité. A noter toutefois qu’une partie du bassin de l’Annaz n’est pas géré par l’AAPPMA locale mais par une amicale privée.

AAPPMA de Divonne : www.cc-pays-de-gex.fr/assoc/aappdivo/
AAPPMA de Gex : www.cc-pays-de-gex.fr/assoc/aappmaeg/
AAPPMA de Thoiry : www.cc-pays-de-gex.fr/assoc/aappmat/

Haut de page

Dans le bas Bugey, des rivières à découvrir…

Carte du Bugey

Carte du Bugey

Haut de page

Le Séran

Le Séran est un cours d’eau atypique qui comprend trois secteurs bien distincts.

Le premier tronçon correspond à la zone des sources, situé au niveau du plateau de Retord. Le cours d’eau prend sa source en amont du Grand Abergement, à environ 1000 m d’altitude. En fait, ce secteur est répertorié comme source du Séran sur les cartes IGN, mais il se retrouve très fréquemment asséché du fait de nombreuses pertes (plateau « gruyère »).

Le second tronçon, qui part du Grand Abergement jusqu’à la cascade d’Artemare, est une zone fortement karstique, avec une fois encore de nombreuses pertes. Toutefois, les petits affluents sont plus nombreux et permettent d’obtenir un débit constant en été (mais toujours faible), hors périodes de sécheresses. D’amont en aval, on retrouve en particulier :

  • Le ruisseau de Chevrier (ou ruisseau de la Serra)
  • Le ruisseau de la Faverge qui descend de Poissieu
  • Le bief de la Scierie, depuis Fitigneu
  • Le ruisseau de Muffieu (ou de la Madeleine) en provenance de Luthézieu, qui conflue avec le Séran au niveau des gorges, en aval de Champagne en Valromey.

Le dernier tronçon a une configuration totalement différente des deux premiers. La pente est plus faible, le cours d’eau plus large semble avoir une seconde naissance à partir de la Cascade d’Artemare jusqu’à la confluence avec le Rhône.

Il reçoit dès Artemare l’important apport du Groin, puis de la rivière d’Yon, du ruisseau de Laval et du ruisseau de l’Eau Morte, autant de ruisseaux fortement producteurs de truite fario.

Enfin, sur sa partie aval, le Séran est alimenté par la nappe du Rhône et traverse le marais de Lavours, il reçoit également l’apport important du ruisseau des Rousses.

Ce dernier tronçon était très réputé il n’y a pas si longtemps pour ses populations de truites et d’ombres. Mais, la déconnexion du cours d’eau par rapport au Rhône (confluence en siphon), l’abaissement du niveau de la nappe souterraine suite aux aménagements du Rhône, et son aménagement propre pour limiter l’impact des crues entraîne maintenant un débit d’étiage plus faible limitant le développement et le maintien des poissons, de la truite et de l’ombre en particulier. Il est bien sûr toujours possible de prendre quelques belles truites, cachées sous les blocs. Par contre, la pêche de l’ombre est interdite depuis 2000, suite à l’effondrement de la population.

Ce cours d’eau ne demande qu’à retrouver ses valeurs halieutiques d’antan sur ses 15 à 16 km de linéaire pérenne du domaine public ce qui pourrait se réaliser grâce à un effort local particulier (contrat de rivière Séran en cours de création)

Sur ce bassin, seule l’AAPPMA de Champagne en Valromey n’accorde pas la réciprocité, sur le parcours intermédiaire du Séran. La partie aval est gérée par les AAPPMA de Belley et Culoz-Artemare, AAPPMA réciprocitaires.

Haut de page

Le Furans

Encore un cours d’eau atypique que nous réserve le département de l’Ain ! Le Furans prend sa source officielle à Rossilon, à proximité du lac des Hopitaux. En tout cas, c’est ce que montre les cartes IGN en fait, il s’agit bien de la source mais le débit est relativement faible durant l’été sur ce secteur, et ce jusqu’à Pugieu, où là, à environ 330 m d’altitude, le Furans reçoit des apports importants de résurgences (source des gasses) même durant la période estivale. Ces sources sont d’une importance capitale pour le fontionnement du cours d’eau, compte tenu de leur qualité et de la quantité d’eau qu’elles apportent.
A l’aval de Pugieu, le Furans conflue avec l’Arène, cours d’eau autrefois poissonneux mais qui aujourd’hui, ne présente pas la même qualité d’eau que le Furans lui-même. D’autres apports de nappes viennent ensuite grossir la rivière plus à l’aval jusqu’à la confluence avec le Rhône à 221 m d’altitude, au bout d’un parcours de 15 km environ. Le Furans est tout d’abord un cours d’eau à truite fario, puis peu à peu, de belles populations d’ombre commun s’installent localement, et l’on retrouve ainsi des sujets de toutes tailles dès Chazey-Bons.

Le cours d’eau est géré à l’amont par les AAPPMA de Rossillon et de Chazey-Bons, non réciprocitaires. La partie aval, appartenant pour l’essentiel au domaine public, est gérée par l’AAPPMA de Belley, réciprocitaire.

Haut de page

Le Gland

Le Gland est un cours d’eau à truite divisé en deux parties séparées par la cascade de Glandieu. A l’amont, c’est un cours d’eau typique à truite fario, dont un petit linéaire est géré par l’AAPPMA réciprocitaire de Brégnier-Cordon. A l’aval, c’est un cours d’eau plus calme, où se mélangent espèces de 1ère et de 2ème catégorie piscicole (influence du Rhône), secteur géré par cette même AAPPMA. Quelques belles surprises sont possibles sur ce joli cours d’eau.

Il en va de même pour les petites rivières voisines, la Brivaz, la Pernaz et le Rhéby, gérées par l’AAPPMA non réciprocitaire de Bénonces. Ces petits cours d’eau à truite, qui peuvent manqué un peu d’eau l’été, ont une capacité de production étonnante certaines années, et valent le détour.

Haut de page

La Sereine et le Cottey, à l’entrée de Lyon

Ce sont les seuls cours d’eau affluents du Rhône classés en 2nde catégorie piscicole, mais ce sont pourtant des cours d’eau à truite au moins sur leur partie amont. Ils prennent tous les deux leur source sur le plateau des Dombes. La pression de l’urbanisation (proximité de Lyon) est de plus en plus forte, ce qui occasionne malheureusement quelques désagréments pour la vie piscicole. Mais ils n’en reste pas moins attrayants pour la pratique de la pêche.

Les AAPPMA non réciprocitaires de Dagnieux et de Nievroz gère les 12 km du Cotey, celles de Montluel, de La Boisse et de Beynost, réciprocitaires, gèrent quant à elles les 15 km de linéaire de la Sereine.

Haut de page